Interview du proviseur du lycée d'Andohalo Randriamiarina Yvon Olivier

Interview du proviseur du lycée d'Andohalo Randriamiarina Yvon Olivier, résumée en trois questions

L’ancien collège de garçon, n’a plus  fait parler de lui depuis près de 10 ans. Que s’est-il passé ?
C’est vrai, le lycée Andohalo  n’était plus sous les projecteurs depuis ces dix dernières années. La raison que  je suis en mesure de vous donner est que le lycée tout comme les autres établissements scolaires publics connaissent des problèmes d’ordres techniques et  financières. Il y a par exemple, le manque de matériels. Avant, on n’avait que cinq ordinateurs pour un millier d’élèves. Ensuite, côté enseignants, les  titulaires commencent à partir en retraite sans aucun remplaçant. Du coup, on  se contente des vacataires. Nos 1.583 élèves sont aujourd’hui entre les mains de 81 enseignants fonctionnaires et 12 vacataires payés par les parents d’élèves.

Face à cette situation, qu’avez-vous fait ?
Depuis mon arrivée au lycée Andohalo en 2007, je n’ai qu’une chose en tête, lui faire regagner sa notoriété. C’est d’ailleurs, le principe sur lequel la  célébration de son centenaire ouverte en 2008, a été basée. Depuis, plusieurs  réformes ont été entreprises. On a commencé par sensibiliser les enseignants, le personnel administratif, les élèves et les parents, à bien travailler. Sans eux rien n’aurait été fait.

Depuis, qu’est ce qui a changé ?
N’ayant pas beaucoup les moyens, notre stratégie se repose sur le partenariat. En 2008, par exemple, une convention a été signée entre le lycée Andohalo et l’Allemagne. L’équipement en ordinateur et la réhabilitation de l’amphithéâtre du lycée figurent parmi les grands résultats de cette  convention. Celle-ci a également permis à des élèves du lycée de partir en Allemagne pour passer trois semaines de formation. L’an dernier, deux autres élèves ont été primés par ce partenaire grâce à leurs bons résultats scolaires. Ils  ont gagné un voyage en Afrique du Sud pour regarder la coupe du monde. Mais l’Allemagne n’est ici qu’un exemple car nous avons d’autres partenaires. Aujourd’hui, nos efforts sont récompensés. L’établissement possède une cinquantaine d’ordinateurs, une connexion  Internet et  environ 400 ouvrages à la bibliothèque. Par ailleurs le taux de réussite du baccalauréat affiche une importante amélioration passant de 50% avant 2007 à 62% en 2010.


Écrit par Bako Rakotonavalona  
Vendredi, 21 Janvier 2011 / The Times of Madagascar

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