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Les lycées Galliéni et Jules Ferry sont les 2 plus anciens lycées d'Antananarivo, construits en 1908. Le premier, situé dans le quartier d'Andohalo, était pour les garçons, le second, dans le quartier de Faravohitra, était pour les filles. De cette histoire commune des 2 lycées, il est normal qu'ils soient réunis dans ce site. 

D'illustres noms sont sortis de ces lycées mais connus ou inconnus, tous ceux qui y sont restés longtemps gardent une certaine fierté. Ce site est dédié à tous ces Anciens, pour garder le contact, partager les souvenirs.

A l'époque, les annexes d'Ankadivato pour Jul'f et d'Ankadinandriana pour le Bahut, faisaient parties des lycées, ne soyez donc pas surpris de voir dans l'album des photos de classes de primaire. Il fut une époque où on rentrait en 10ème et on ressortait en terminale, toute une vie donc !

Lycée Galliéni Andohalo

Lycée Jules Ferry Faravohitra

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Janvier 2012, déjeuner à Paris avec Mme Rakoto Ravalotsalama, ancien censeur de Jul'f
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Désormais nous avons une rubrique FORUM pour mieux partager nos souvenirs

 


Discours de fin d'année de M. Robert Lebèque, 1952

Quand le bahut était encore tenu par les français et surtout au temps de la colonisation, les discours de fin d'année, lors de la distribution solennelle des prix, sont assez extraordinaires.

Discours de M. Robert Lebègue, Inspecteur général de la France d'Outre-mer, Directeur honoraire au Ministère de la France d'Outre-mer, Trésorier général de Madagascar et dépendances, le  11 juillet 1952, qui fut a présidé la cérémonie ce jour là.

Mesdames, Messieurs, Mes jeunes Amis,

Mes premiers mots seront pour remercier M. le Directeur de l'Enseignement et M. le Proviseur du Lycée Galliéni d'avoir eu l'aimable pensée de m'offrir, avec l'agrément de M. le Haut Commissaire de la République, la présidence de cette belle cérémonie dont la solennité est rehaussée par la présence de tant de personnalités distinguées et d'une si élégante assistance.

Je suis véritablement confus de l'honneur qui m'échoit. Si j'en sui très touché, je suis aussi très embarrassé car, me sentant peu fait pour l'éloquence, il m'est toujours apparu redoutable de parler en public. Il est vrai que M. le professeur Le Maire vient de nous dire avec beaucoup d'humour son opinion, à mon sens un peu excessive, sur la valeur relative des discours de distribution de prix, ce qui vous conduira, sans nul doute, à me témoigner quelque indulgence.

M'adressant plus spécialement aux grands élèves qui vont bientôt quitter le lycée, je désire leur commenter très simplement les grands devoirs qui vont sous peu leur incomber.

Tout d'abord, je voudrais dissiper le doute et le découragement qui assaillent aujourd'hui trop de jeunes gens, sorte de nihilisme plus ou moins conscient que j'ai déjà noté au lendemain du premier conflit mondial où régnait le slogan "ne pas s'en faire" qui nous a causé tant de mal. Alors qu'ils n'ont pas encore paru sur la scène, ils en ont assez d'être trompés par une vaine éloquence ou par les évènements et, pour ne plus être dupes, ils pensent que le mieux est de ne croire en rien.

Cette tentation du désespoir, cette sensation d'une fatalité de la guerre est renforcée d'une part par l'irruption à notre époque de la conscience de masse qui écrase les individualités, d'autre part par une sorte de neurasthénie collective qui fait croire à l'impuissance de l'Europe entre deux blocs parcourus de courants à haute tension.

Reprenez confiance, mes jeunes amis. Le "mal du siècle" est né avec l'humanité sous des formes à peine différentes. Le procès de Socrate, le conflit d'Antigone et de Créon traduisent aussi bien que le "diable au corps" de Radiguet ou "les enfants tristes" de M. Nimier le tournant d'une jeunesse qui, animée de nobles sentiments, devine les tristesses, les injustices, les hypocrisies et les compromissions du monde où elle va pénétrer, alors que, pour donner toute sa mesure, il lui faudrait au contraire une chaude atmosphère de foi et d'enthousiasme.

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Les  photos du pique nique parisien Bahut-Jul'F 2010


Images d'Antananarivo


 

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Il y a une Terre que l'on ne peut oublier
Très chère et si douce à nos cœurs
C'est une Terre que l'on ne peut échanger
Où nous avons grandi et joué..

 

A écouter "Ny fahazazako" (Mon enfance)

 

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